La Victoire de Samothrace

La Victoire de Samothrace


La Victoire de Samothrace est l’une des œuvres antiques les plus connues au monde. Depuis 1883, l’atelier de moulage commercialise des reproductions de la statue. La diffusion de ces moulages a fortement contribué à la célébrité de cette sculpture.

Moulage de la Victoire de Samothrace, par les Ateliers d’art de la Réunion des Musées nationaux - Grand Palais

 

Taillée dans du marbre blanc de Paros, la Victoire de Samothrace est l’une des plus fameuses expressions de l’art hellénistique. Conçue pour orner le sanctuaire des Grands Dieux, la statue figure une Victoire ailée s’apprêtant à se poser sur le navire des vainqueurs. Battue par le vent, sa tunique flottante épouse les lignes de son corps. Cette extraordinaire virtuosité du drapé participe à la puissance de l’œuvre.

En 1863, Charles Champoiseau, un diplomate français, découvre sur l’île de Samothrace une statue brisée, dont il perçoit immédiatement l’importance. Envoyés à Paris, les fragments de la Victoire sont remontés et présentés dans les salles du Musée du Louvre dès 1866. Bien qu’incomplète, l’œuvre suscite immédiatement l’admiration des amateurs. C’est avec son installation en haut de l’escalier Daru, en 1883, que la statue gagne définitivement sa célébrité. Moulée l’année même, la statue est abondamment reproduite par l’atelier de moulage du Louvre.

Aujourd’hui, plusieurs moulages de la Victoire de Samothrace sont conservés par les ateliers : à chaque grande restauration de l’œuvre, le Musée du Louvre commande une prise d’empreinte de la sculpture. Ces différents moulages permettent de retracer les remaniements que l’œuvre a subie depuis son arrivée en France.

Lors de la dernière campagne de restauration, en 2014, un scan 3D de l’œuvre a été réalisé. Cette prise d’empreinte numérique permet aux ateliers d’art de proposer une version parfaitement fidèle au nouvel état de la Victoire de Samothrace, qui comprend la suppression d’éléments en plâtre, les ajouts de morceaux de marbre trouvés lors des fouilles et assemblés avec patience pour former ici de nouveaux plis, là une longue plume prolongeant l’aile gauche...